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L’Assomption de la Vierge Marie

Origine et historique de la fête

La fête de l’Assomption célèbre l’entrée de la Vierge Marie dans la gloire du ciel, corps et âme, au terme de sa vie terrestre. Elle est l’une des plus anciennes fêtes mariales de l’Église.

Les premiers siècles

Dès les IVe et Ve siècles, les chrétiens d’Orient commémoraient la « Dormition » de Marie, c’est-à-dire son « endormissement » dans la paix de Dieu. Cette tradition insistait sur le fait que Marie, totalement unie à son Fils Jésus-Christ, ne pouvait connaître la corruption du tombeau.

À Jérusalem, une célébration existait déjà près du lieu supposé du tombeau de Marie, dans la vallée du Cédron.

Le terme « Assomption » vient du latin assumere, qui signifie « prendre avec soi ». Dieu « assume » Marie dans sa gloire.

Le dogme de 1950

Le 1er novembre 1950, le pape Pie XII proclama officiellement le dogme de l’Assomption dans la constitution apostolique Munificentissimus Deus : « La Vierge Immaculée, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la gloire céleste. » L’Église ne définit pas si Marie est morte ou non avant son Assomption ; elle affirme surtout sa glorification totale auprès de Dieu.

Signification théologique

  1. Marie pleinement associée au mystère du Christ

L’Assomption manifeste l’union parfaite entre Marie et son Fils. Comme Jésus est ressuscité et glorifié, Marie participe déjà pleinement à cette victoire sur la mort. Elle est la première des sauvés après le Christ.

  1. La victoire de la vie sur la mort

L’Assomption proclame que la mort n’a pas le dernier mot. En Marie, l’humanité atteint déjà ce à quoi elle est appelée : la communion éternelle avec Dieu. Cette fête éclaire notre espérance chrétienne :

  • Notre corps est destiné à la résurrection ;
  • Notre vie terrestre a une dimension éternelle ;
  • La sainteté transforme toute la personne humaine.
  1. Marie, image de l’Église

La Vierge Marie est le modèle et la figure de l’Église. Ce que Marie vit aujourd’hui dans la gloire, l’Église entière espère le vivre un jour. L’Assomption est donc une fête de l’espérance pour tous les croyants.

  1. La dignité du corps humain

Dans une culture qui parfois méprise ou banalise le corps, l’Assomption rappelle que le corps humain est sacré. Le salut chrétien concerne l’homme tout entier : âme et corps.

Conclusion

L’Assomption de la Vierge Marie n’est pas seulement une fête mariale ; elle est une fête de l’avenir de l’humanité. En Marie, l’Église contemple déjà la victoire du Christ ressuscité, la beauté de la sainteté et la promesse de notre propre résurrection.

Le 15 août est ainsi :

  • Une fête de joie,
  • Une fête d’espérance,
  • Une fête de confiance en Dieu,
  • Et une fête profondément humaine, où le ciel rejoint la terre.

+ Père Félicien NDONG NGUÉMA